Essai BMW Série 1 (F20)

Berline compacte de la marque à l’hélice, la Série 1 existe depuis 2004, là où elle a vu le jour au moyen du modèle E87 (modèle 5 portes). En 2007, BMW commercialise la version 3 portes (E81), et en profite pour effectuer un restyling sur la version 5 portes. De plus, une version coupée (E82) ainsi qu’une version cabriolet (E88) voient le jour durant la même année.

La série 1 séduira alors un bon nombre de personnes grâce à sa particularité dans le segment : le véhicule est une propulsion. Cette transmission peut, dans les motorisations plus onéreuses, être liée à un 6 cylindres en ligne (3.0L).

En 2011, la version la plus extrême est lancée : la BMW Série 1 M Coupé. Nommée 1M et pas M1 permet d’éviter la confusion avec la BMW M1 sortie en 1978. Elle devient la plus petite des BMW à être sortie des ateliers BMW M. Ce véhicule était alors uniquement doté d’une boîte manuelle à 6 rapports, pas question de boite automatique.

En 2011, BMW sort la nouvelle Série 1 (modèle F20 (5 portes) et F21 (3 portes). Ce modèle a la particularité de gommer de nombreux défauts du modèle précédent tels que la qualité des matériaux de piètre qualité et en-deça de ce que l’on pouvait attendre d’une voiture premium. Toujours fidèle à la propulsion, il est cependant possible d’obtenir une transmission intégrale sur les modèles M135i et 118/120d.

En 2015, BMW a restylé son modèle et ajoute de nouvelles motorisations à 3 (114d, 116d, 116i et 118i) et à 4 cylindres, et insère de série, quelques “options” telles que des phares LED à l’arrière de série. Comme nous sommes chez BMW, l’avant ne subit pas le même sort, et reste une option. Par ailleurs, le restylage voit la face arrière changer, avec non plus des phares limités aux extrémités externes de la face, mais plutôt des phares en 2 parties, s’allongeant sur le coffre.<

En mai 2017, de nouvelles finitions viennent s’ajouter au catalogue des finitions (bien fourni), principalement orientées sur le thème “Shadow”. Ces finitions rendent de nombreux éléments auparavant chromés (naseaux de la calandre, …) noirs. Quant aux motorisations faisant suite à ce restyling, seul le 114d disparaît de la gamme.

Aujourd’hui encore, la M140i est la seule compacte sportive pouvant être dotée d’une transmission arrière (propulsion) couplée à un 6 cylindres en ligne.

Essence Diesel
116i 116d
118i 118d
120i 120d
125i 125d
M140i (xDrive)

Les finitions disponibles sont les suivantes (au 12/05/2019) :

  • De base
  • Avantage
  • Sport
  • Urban
  • Sport Shadow
  • M Sport
  • M Sport Shadow

La finition de base avec la motorisation 116i est disponible à partir de 24.700 euros (prix consulté sur le configurateur belge au 12/05/2019).

Fiche technique du modèle présenté :

  • Modèle : 118i Avantage
  • Nombre de cylindres : 3
  • Cylindrée : 1499 centimètres cubes
  • Puissance : 136chevaux (100 kilowatts) à 4500 tours/minutes
  • Couple moteur : 220 Newton mètres à 1250 tours/minutes
  • Boite de vitesse : Steptronic 8 rapports
  • Longueur : 4.33 mètres
  • Hauteur : 1.42 mètres
  • Largeur : 1.77 mètres
  • Poids à vide : 1395 kilogrammes
  • Empattement : 2.69 mètres
  • Type de transmission : Propulsion
  • 0 à 100km/h annoncé : 8.7 secondes
  • Vitesse maximale : 210 km/h

Configuration :

  • Glaciersilber métallisé
  • Jantes BMW 16 pouces
  • Inserts de décoration en Satinsilber matt
  • Business Pack
  • Volant sport
  • Sièges sport
  • Park Distance Control (PDC) avant et arrière

L’extérieur

De face, la voiture impose le style BMW. Phares à formes rondes, grilles d’aération, ainsi que le logo bleu et blanc. Au niveau de la partie inférieure, les anti-brouillards (compris dans le pack Business) sont logés dans des encoches en plastique. Le modèle présenté ici étant équipé de phares halogènes à l’avant, il n’y a pas les Angel Eyes, fameuse signature lumineuse de BMW.

Au niveau de la ligne latérale, on retrouve la signature BMW avec un capot assez long. Notons aussi l’aileron de requin sur le toit.

À l’arrière, les phares LED dominent. Le pack Business rajoute aussi des anti-brouillards arrière. Sur la Série 1, les sorties d’échappement sont bien réelles et, de série, sont chiffrés en fonction de la motorisation du véhicule. Les versions jusqu’à 118 inclus ont une seule sortie d’échappement tandis que les modèles à partir de 120 (d ou i) ont 2 sorties d’échappement (logées du même côté). La M140i quant à elle, possède aussi 2 sorties d’échappement, réparties sur le côté gauche et le côté droit de la face arrière.

L’intérieur

Bien que la compacte à l’hélice ait subi de nombreux restyling depuis l’année de sortie du modèle (2011), l’intérieur commence toutefois à accuser son âge. En effet, le tableau de bord a très peu évolué au fil des années. Ce n’est pas forcément un point négatif pour les plus technophobes, le tout restant tout de même efficace. Le volant sport, contrairement au volant de base, est en cuir. Il est possible, avec la partie gauche, de contrôler le régulateur ainsi que le limitateur de vitesses, tandis que le côté droit sert à contrôler le volume du système multimédia, ainsi que la reconnaissance vocale et le téléphone (en Bluetooth).

L’espace central à l’avant permet de contrôler le mode de conduite (éco-pro, confort ou sport), activer ou désactiver les capteurs de parking (à noter qu’à partir d’une certaine vitesse, ceux-ci se désactivent automatiquement). La roue permet de contrôler le système iDrive. 2 porte-gobelets se situent en dessous de la console en elle-même, tandis qu’un espace de rangement se situe sur le point le plus à l’avant. L’accoudoir central peut être ouvert pour y découvrir des ports USB ainsi qu’une prise jack, mais il ne faut pas espérer y ranger beaucoup de choses, cet espace peu spacieux.

La partie inférieure de la console centrale permet de contrôler la température, la soufflerie ainsi que les fonctionnalités standard du véhicule (feux de détresse, etc) tandis que les 8 boutons permettent d’utiliser des raccourcis préalablement enregistrés, comme une station radio, une personne à appeler via Bluetooth ou encore une destination GPS.

Le système iDrive est très agréable à utiliser. Fluide et clair, il est très facile de trouver ce que l’on cherche. Quant à la navigation, celle-ci se montre réactive. Il est tout de même vivement conseillé de prendre l’écran “Professionnal” (8.8 pouces), celui proposé de base étant de taille très limitée (6.5 pouces).

Sur la route

Dés les premiers virages à bord de la Série 1, la connexion avec la route est directe et se fait ressentir. Peut-être même un peu trop.

Avec une BMW chaussée de jantes 16 pouces, on peut s’attendre à avoir une voiture confortable. Le résultat est plus mitigé. Une route en mauvais état ne tardera pas à vous le faire savoir et à vitesse autoroutière, le bruit dans l’habitacle ne passe pas inaperçu, sans pour autant être dérangeant.

Le mode éco-pro (agissant non seulement sur les réactions du moteur et de la boite, mais aussi sur le chauffage et l’air conditionné) fait bien son boulot, même si l’on pouvait peut-être s’attendre à un peu plus. Pour ne pas forcer la voiture à en sortir temporairement, il faudra cependant rester doux sur l’accélérateur. Une pression trop forte sur ce dernier permettra à la voiture de bénéficier de plus de puissance.
Le bénéfice est finalement moindre avec en moyenne un demi-litre aux 100 kilomètres en moins.

Le mode confort est excellent, en particulier pour la boite. Les à-coups sont très rares (uniquement en bouchons, très rarement). Cependant avec la boite automatique par rapport aux performances du moteur, il est possible de consommer jusqu’à 8 litres aux 100 kilomètres sur des routes plus vallonnées. En moyenne, il faut compter 7.5 litres/100km.

En mode sport, la voiture est très réactive et est prête à décoller à n’importe quel moment. Cependant, il est nécessaire de changer de mode lors de bouchons, sous peine, en contraste complet avec le mode confort, d’être secoué régulièrement. Quant à la consommation en mode sport, celle-ci est très élevée pour les performances, pouvant approcher 8.5L/100km.

La capacité du coffre est de 360 litres.

Au niveau des places arrières, la propulsion passe à l’attaque. Le tunnel vers les roues arrières rend le passager assis sur le siège central à mettre ses jambes sur les côtés, tandis que ceux sur les côtés bénéficient déjà d’un espace restreint. Des enfants seront cependant à l’aise à l’arrière de la Série 1.

Conclusion

Les + Les –
Qualité de construction Les options, ça se paie.
Comportement routier Espace arrière restreint
Excellente boite automatique Retard technologique
Un 6 cylindres disponible

Déjà présente sur le marché depuis de nombreuses années, la BMW Série 1 rend toujours une copie solide. Efficace, elle sait se montrer polyvalente, en particulier lorsque celle-ci est équipée d’une boite automatique.

Cependant, on pourrait se demander pourquoi acheter une Série 1 à l’heure actuelle, et la question ne serait pas du tout absurde. Bien derrière ses principales concurrentes au niveau technologie embarquée, celle-ci se rattrape sur le comportement routier. La prochaine génération de Série 1 (F40/F41) sera cependant en traction, et le 6 cylindres qui équipe la M140i disparaîtra du catalogue, et donc de la catégorie des berlines compactes. Ceci pourrait alors être un argument non-négligeable pour celui qui recherche une compacte avec un 6 cylindres.

Attention toutefois au prix, une finition M Sport accompagnée de quelques options fera vite monter la note.
Étant une propulsion, attention toutefois à vous munir de pneus hiver si vous devez rouler sur neige.

Portfolio de la BMW Série 1 (F20)

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